Concerto à la mémoire d'un ange
La société des jeunes pianistes Incidences
Quand le requin dort
Comment j'ai liquidé le siècle
Un amour exclusif
Le miracle de San Gennaro
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L'avenir du
livre : transgresser les lois économiques ?
Le Salon du Livre s’est
tenu dans une ambiance en
demi-teinte. Le désaccord entre les grands éditeurs (Hachette en tête)
et les
organisateurs, a entrainé des désertions spectaculaires Porte de
Versailles ; toutefois, les lecteurs que nous sommes sont loin
de ces
querelles plus économiques que littéraires, et mieux vaut retenir les
informations concernant la vie du livre qui ont fleuri autour de cet
évènement.
Deux tendances ont marqué ce Salon.
D’abord, la présence de plus en plus nombreuse de petits
éditeurs est un signe de bonne santé pour notre littérature. Pas
forcément de
santé économique, mais surtout de volonté et d’envie d’écrire, de
publier, ce qui
place plus que jamais le livre au centre de notre culture et de nos
besoins
intellectuels.
Ensuite, l’arrivée du numérique, avec toutes les
polémiques qui se développent autour. Malgré les inquiétudes de
nombreux
lecteurs, le livre dématérialisé devrait être un complément au livre
papier. Il
ouvre un champ infini à portée de clic, permet d’emmener en voyage dans
sa
valise de quoi lire pour une année entière, d’accéder à des milliers de
livres
libres de droit… Cela n’empêchera pas les passionnés de lecture de
vouloir posséder
le livre, objet passionnel alliant plaisirs intellectuels et sensuels.
Mais si l’on en croit Robert Darnton (historien du livre
et patron de la bibliothèque de Harvard), dont une intéressante
interview a été
publiée par Le Monde du 20 mars, le vrai débat ne se situe pas là.
Numérique ou
imprimée, c’est la mémoire collective qu’il faut préserver. La
préserver à la
fois des risques commerciaux (sélection en fonction de la valeur
marchande) et
de l’usure du temps : Robert Darnton reconnaît qu’il n’y a
rien de mieux
que l'impression du texte sur papier, mais que la numérisation permet
aussi de conserver
beaucoup
plus de documents que si l’on devait tout imprimer.
Voila sans doute pourquoi la guerre du livre est vaine,
et que tout le monde doit avoir sa place : petits et grands
éditeurs,
écrivains à compte (et même à perte) d’auteur, diffuseurs et
consommateurs
de
contenu numérique… L’envie de lire et l’envie d’écrire doivent
transgresser les barrières économiques, et utiliser tous les moyens
pour se développer et se
préserver. Jean-Claude
Tixier
Prix
du roman d'Antony La
bibliothèque d'Antony vient d'annoncer les résultats du Prix
du Roman 2010. Les lecteurs ont choisi deux romans ex-aequo : Cette
vie
de Karel Schoeman D'autres
vies que la mienne d'Emmanuel Carrère (voir notre critique). Toutes les
infos sur le site de laBibliothèque
d'Antony Prix
du livre robinsonnais Les jurés du Prix du livre
du Plessis-Robinson se sont largement prononcés pour l'excellent roman
d'Hennig Mankell, Les
chaussures italiennes(voir notre critique).
Le prix Découverte a été attribué à Alain Monnier, pour Je vous raconterai. Tout
savoir sur les bibliothèques numériques
Un guide
intéressant pour tous ceux qui s'intéressent à l'exploration des
ouvrages et textes disponibles en ligne. Le guide des
bibliothèques numériques de Chloé Martin est édité chez
Fyp.