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"livre numérique"

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DOCUMENTATION


PN Un rapport très complet sur le livre numérique a été réalisé par Bruno Patino, Président de Télérama et du Monde interactif, et remis au ministre de la Culture en juin 2008. Une étude très complète, que l'on peut télécharger en PDF sur le site du ministère de la Culture en cliquant sur ce lien.

PN En France, il existe un fond documentaire numérique réalisé par la BNF : GALLICA. On y trouve pas moins de 768 000 documents numérisés, dont 198 000 en mode texte ! http://gallica.bnf.fr/

PN Après le rachat de Numilog par Hachette, les grands éditeurs s'organisent sur le front de la diffusion de livres numériques. Gallimard, Flammarion et La Martinière se sont associés pour créer une plate-forme de diffusion numérique : Eden-Livres (Entreprise de distribution de l'édition numérique) appartiendra aux trois éditeurs associés à parts égales. http://vitrine.edenlivres.fr/

bnPN Un guide intéressant pour tous ceux qui s'intéressent à l'exploration des ouvrages et textes disponibles en ligne. Le guide des bibliothèques numériques de Chloé Martin est publié chez Fyp.

pl Le livre électronique en 5 questions
pl Faut-il encore acheter des dictionnaires ?

EBOOK

Le livre numérique déboule dans notre quotidien : on peut regretter l'incursion de l'informatique dans cet espace traditionnel qui fait partie depuis des siècles de l'intimité culturelle de chacun, mais c'est comme ça. Il faut faire avec. Et après tout, si c'était une chance pour le développement et la promotion de la lecture ? Le "e" book a sans doute des vertus, et loin d'être le fossoyeur du livre papier, il en est peut-être l'intéressant complément ?

Le livre électronique en 5 questions

PN Quelle différence entre tablettes PC et liseurs électroniques ?
PN Quel type de contenu peut-on télécharger ?
PN Les livres électroniques sont-ils moins chers ?
PN Le livre électronique va-t-il tuer le papier ?
PN Comment fonctionnent les lisers, et lesquels acheter ?


Entre tablettes électroniques (PC ou iPad), et liseurs électroniques, quelle est la différence ?

fbbcUne tablette type iPad permet plus de choses que le liseur : on peu se connecter sur internet, regarder des films, lire la presse, jouer… Le tout sur un écran rétro-éclairé en couleurs. C’est un iPhone géant, sans la fonction téléphone. C’est aussi trois à quatre fois plus cher qu’un liseur électronique.
Le liseur permet… de lire essentiellement. Il est plus petit (format livre de poche), dispose d’un écran noir et blanc, mais permet une lecture plus facile et plus reposante grâce à l’utilisation du système e-Ink (encre électronique) qui restitue la sensation visuelle d’un livre imprimé, et ne fatigue pas les yeux (l’écran n’est pas éclairé). Il consomme très peu d’énergie et transporte en moins de 300 grammes plusieurs centaines de livres. Enfin, il permet tout comme l’Ipad l’achat en ligne avec accès à la base de l’opérateur, ou le transfert de fichiers en format PDF ou ePub depuis son ordinateur.

Quel type de contenu peut-on télécharger ?

La Fnac par exemple propose l’accès à sa base de 80 000 livres en français ; Darty, qui vient de réaliser un dossier complet sur le sujet , annonce une bibliothèque de 50 000 titres. Nous avons testé la recherche : les derniers prix littéraires, par exemple, sont tous en vente sur les sites de Darty ou de la Fnac.
La Fnac propose un accès direct et gratuit (au niveau de la communication) à sa base avec son FnacBook. Mais attention : en accès direct, malgré la promo de la Fnac, le choix est extrêmement restreint... (voir notre rubrique Forum). Mais quel que soit l’appareil acheté, le meilleur moyen consiste à acheter et télécharger les livres sur son ordinateur, puis de les transférer sur son liseur, ce qui permet de s’affranchir de l’obligation d’acheter sur le site de l’opérateur. Seule contrainte : que le format soit adapté au liseur, mais les livres électroniques sont pratiquement tous accessibles en PDF ou ePub.

Les livres électroniques sont-ils moins chers ?

Normalement oui, mais c’est un grand sujet de discussion où sont concernés les éditeurs, les auteurs, et les lecteurs. Un collectif d’écrivains vient d’interpeller les éditeurs par un article paru dans Le Monde, pour attirer l’attention sur la marge qui leur était reversée, par rapport au prix du livre électronique. Un écrivain touche en moyenne 10% du prix de vente de son ouvrage (le reste servant à payer l’imprimeur, l’éditeur, la marge libraire, le diffuseur, la promo). Or le dernier Goncourt est vendu par exemple sur le site de la Fnac 20,90 en version papier, 14,90 en version numérique, mais avec la disparition de tous les frais intermédiaires de fabrication et de diffusion. Si l’auteur ne touche que 1.49 €, on comprend que l’éditeur trouve là une nouvelle poule aux œufs d’or, au détriment de l’auteur et surtout des lecteurs. Il est clair qu’une vraie politique de prix devra être mise en place parallèlement à la montée du livre numérique, toute la difficulté étant d’en assurer le développement sans tuer le livre papier.

Mais l’un des grands avantages du liseur est surtout de pouvoir accéder à des dizaines de milliers de titres gratuits, et notamment à tout la littérature classique (ou plus récente mais hors droits). On peut collectionner les ouvrages de Zola, Proust ou Tolstoï librement, ce qui est un très grand progrès sur un plan strictement culturel.

Le livre électronique va-t-il tuer le papier ?

Les deux devraient cohabiter encore longtemps. Le livre électronique est moins cher, intégré dans une bibliothèque transportable dans la poche, et assure maintenant un excellent confort de lecture, avec possibilité de marquer les pages et prendre des notes. Mais les amoureux des livres ne lâcheront pas le plaisir du livre papier, à conserver dans sa bibliothèque, parfois dédicacé, que l’on prête à des amis, que l’on feuillette de temps en temps, avec son odeur particulière…

Gageons que l’e-book aura un effet positif pour développer la lecture, et que la vraie littérature continuera de trouver dans le support papier un rapport privilégié avec le lecteur. Seuls sans doute en pâtiront des livres rapidement consommables dans le temps, liés à des évènements ponctuels (politiques, sportifs) ou des biographies qui auront perdu tout intérêt dans 20 ans. Pour ce genre d’édition, l’e-book semble tout à fait indiqué. Enfin, il donnera plus facilement accès au grand public à la multitude d’auteurs qui ont du mal à se faire éditer ; parmi eux, un certain nombre ont du talent, et le fait de passer ou non le barrage d’un comité de lecture n’est pas toujours un critère de qualité.

Comment fonctionnent les liseurs, et lesquels acheter ?

Tous sont à peu près de la taille d’un livre de poche (écran de 5 à 7 pouces), pèsent de 200 à 300 kindlegrammes, et disposent d’un écran noir et blanc système e-Ink (encre électronique). Les principales marques sont Bookeen, Sony et Fnac. Les prix varient de 150 à 250 €. Voici quelques éléments faisant la différence entre les modèles proposés, et sur lesquels vous devrez vous renseigner avant d’acheter :
- La capacité mémoire, de 500 M° à 2 Gigas, ( de 300 à 2 000 eBooks) ;
- l’autonomie : en nombre de pages tournées (seul le fait de tourner des pages consomme de l’énergie), les meilleurs affichent environ 8 à 10 000 pages ;
- les fonctionnalités d’aide à la lecture : écran tactile, prise de notes, marque-pages, lecture audio ;
- la connectique (wi-fi ou non), et la possibilité d’accéder directement à la base de l’opérateur sans passer par votre PC (Le FnacBook par exemple, ou le Kindle, mais avec un accès limité à Amazon US).


Faut-il encore acheter des dictionnaires ?

larousseVoici encore des ouvrages victimes potentielles de l'informatique ! Là il ne s'agit pas des e-books, mais simplement de l'accès aux dictionnaires et aux encyclopédies via internet, et bien sûr de l'installation des moteurs de recherche type Google dans notre quotidien.
Aujourd'hui, trois possibilités s'offrent encore à nous : les bons vieux dictionnaires papier, et les dictionnaires et encyclopédies en ligne, gratuits ou payants. La meilleure solution ? A chacun ses préférences, mais nous vous proposons quelques infos pour alimenter votre réflexion.

Les dictionnaires traditionnels
Le plaisir du vrai livre ! Plaisir réel, mais qui est pratiquement le seul point positif, tout du moins pour ceux qui possèdent un ordinateur et sont à l'heure d'internet.
Deux arguments négatifs : les mises à jour, qui imposent de les racheter régulièrement (ce qu'on fait rarement !), et le prix (45 € pour le Petit Larousse,
59 € pour le Petit Robert).

Les dictionnaires et encyclopédies en ligne
On y vient. Les grands encyclopédistes proposent maintenant des abonnements pour pouvoir consulter leur contenu. Une démarche, qui prend son intérêt à deux niveaux : la mise à jour se fait pendant que vous dormez, et les contenus gardent toute leur crédibilité. Les prix ?
- 24 € par an pour consulter le Petit Robert (abonnement possible à partir de 3 mois)
- chez Larousse, c'est un peu plus complexe : on peut télécharger le Petit Larousse pour 30 €, mais aussi accéder à un dictionnaire gratuit en ligne, et à une encyclopédie mais réalisée sur le mode contributif : en plus des articles maison (en orange), des infos sont communiquées par les internautes (en violet). On accède à une base encyclopédique intéressante gratuitement...
- Le Quid est maintenant uniquement en ligne et gratuit, avec un moteur de recherche (google) et de la pub pour financer le tout.
- L'incontournable Wikipédia fait maitenant référence chez les internautes. C'est gratuit, mais essentiellement contributif, et beaucoup se plaignent de la non fiabilité des infos. On ne peut pas tout avoir...

Cette liste est loin d'être exhaustive ! Il s'agit simplement de lancer le débat. Si vous avez des avis ou expériences à communiquer dans ce domaine, vos infos seront les bienvenues...

En ce qui concerne les dictionnaires en ligne, gratuits, sans pub ni fenêtres intempestives, je recommande celui du Laboratoire de la langue française (Nancy Université). Je l'utilise très fréquemment: http://atilf.atilf.fr/tlf.htm et ne suis jamais déçu. Philippe P.