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Forum
Cette rubrique est la vôtre. A vous de débattre, de donner votre avis sur un livre, un auteur, un évènement littéraire... Vous pouvez traiter du sujet de votre choix, ou donner un avis sur un sujet  déjà publié. Vous pouvez bien entendu apporter la contestation. C'est le principe du forum. Envoyez vos infos et vos avis sur l'adresse suivante :  biblioclub@editia.fr

A propos du Salon du Livre

salon

puce b Drôle d'atmosphère pour un Salon aussi prestigieux : je n'ai pas retrouvé l'ambiance de l'an dernier. Et pourtant j'avais la chance d'être invitée cette fois-ci à l'inauguration alors que en mars 2009, j'étais venue un jour de semaine ordinaire. Observez bien le logo : ne dirait-on pas que la figurine traine ses trente ans comme un boulet ...  Marie-Claire P. avril 2010

Faut-il encore acheter des dictionnaires papier ?
puce b En ce qui concerne les dictionnaires en ligne, gratuits, sans pub ni fenêtres intempestives, je recommande celui du Laboratoire de la langue française (Nancy Université). Je l'utilise très fréquemment: http://atilf.atilf.fr/tlf.htm et ne suis jamais déçu. Philippe P. avril 2010

Critiques littéraires ou sites de lecteurs : à qui se fier ?

puce b Biblioclub ne prétend pas faire de la critique littéraire. Mais simplement de faciliter un échange entre lecteurs. Le développement d’internet dans notre vie quotidienne a permis la multiplication de ces cercles, forums et autres lieux de discussion sur tous les sujets, techniques, politiques, philosophiques, culturels… la liste est infinie ! Parfois méprisés par les spécialistes qui y voient une dérive dangereuse vers les discussions de comptoir, ils ont pourtant le mérite de créer des passerelles directes entre intéressés, d’entretenir un véritable contre-pouvoir, celui des utilisateurs… n’est-ce pas éthymologiquement la définition de la démocratie ?

Le monde des livres est l’un des plus exemplaires à cet égard. La floraison des blogs littéraires et des forums a le mérite de remettre en vitrine ce qu’aiment vraiment les lecteurs. Loin des dictats du monde professionnel de l’édition et du cercle de critiques et spécialistes qui les entourent, les informations qui circulent de lecteur à lecteur reflètent un vrai ressenti du cœur…
L’éditrice Sabine Wespieser que nous avons rencontrée (voir l’article ci-contre) mettait en évidence cette réaction du cœur, spontanée, « ce récit qui vous prend aux tripes… », qu’elle privilégie par rapport à l’analyse intellectuelle. Tout comme cette libraire, qui préfère vendre ce qui l’a touchée au détriment des recommandations de la chaîne éditeurs-médias.

Faut-il rejeter la vraie critique littéraire ? Certes non. Elle procède d’une technique très différente par l’analyse de l’œuvre qui peut se révéler utile en éclairant les intentions et les démarches de l’auteur. Mais le plaisir de lire, c’est celui de chacun d’entre nous. Et il se partage sur ces forums sans prétention, mais grâce auxquels on débat la plupart du temps en toute sincérité, et on découvre ou redécouvre avec jubilation des auteurs ignorés du palmarès des meilleures ventes. Jean-Claude T. mars 2010

Politiques, rois de la plume...

puce b Ah les beaux livres ! Après Giscard qui raconte ses bonheurs avec la princesse, Chirac ses malheurs avec Giscard, Balladur ses problèmes avec Chirac, Hollande qui prépare 2012 avec un "Droit d'inventaire", c'est au tour de Jospin d'annoncer la sortie au Seuil d'un livre de confidences... On est très loin de la littérature, mais cette orgie de livres très périssables n'est pas inutile : dès qu'un politique a besoin de préparer une élection, ou de justifier ce qu'il en a fait,  il passe par les bons soins du vieux Gutemberg. La lecture serait-elle unanimement reconnue, à droite comme à gauche, comme le moyen le plus efficace de passer les idées ? Le livre indispensable : voilà un vrai consensus dont on ne peut que se réjouir... Jean-Claude T. Février 2010

Faut-il se précipiter sur les prix littéraires ? prix

puce b La vraie question est de savoir ce qui différencie tellement les esprits éclairés des professionnels qui décident de ce qui est bon à lire, des amateurs de lecture que nous sommes, hostiles à la dictature intellectuelle et véritables maîtres de nos plaisirs ?

Bon, cette année, c’est vrai,  je n’ai pas de chance. Je plonge dans le Goncourt. J’avais déjà eu du mal à avancer dans Rosie Carpe, je retrouve les mêmes difficultés avec Trois femmes puissantes : le style de Marie NDiaye est, disons… spécial, on se perd dans ses phrases épaisses où les répétitions viennent alourdir la lecture, et qu’il faut parfois relire pour en comprendre le sens. Quel que soit l’intérêt du récit, le style doit être une musique capable de nous attirer dans un livre et créer l’enchantement au fil des pages. A chacun sa perception, pour ma part je me suis vite lassé de ce voyage inconfortable que j’ai interrompu en cours de route.
Lire le Renaudot ? Pas envie. Succomber à la pression médiatique n’a pas grand-chose à voir avec la découverte d’auteurs moins télévisuels et plus authentiques. J’ai peut-être tort ? Mais voilà. La lecture, c’est aussi un plaisir de l’envie très personnel.
Le Medicis ? J’avais été attiré par la lecture des quelques passages du livre de Dany Laferrière. Une originalité, une couleur inattendue, de la prose en vers libres, une certaine poésie. Mais en ouvrant L’énigme du retour, j’ai vite compris qu’il me fallait changer ma façon de lire : picorer des passages savoureux, sauter de pages en pages sans chercher à se faire emmener dans une lecture logique et ininterrompue. On se lasse et c’est dommage.
Je n’ai pas encore abordé les autres lauréats. Je deviens frileux. Je préfère me prémunir  des avis partagés entre amis, sources d’heureuses surprises. Je n’ai pas lâché La folle allure de Christian Bobin, un petit roman que j’ai dégusté comme une friandise, et je suis ressorti heureux de la lecture du livre de Frank Pavloff, Un grand exil, fasciné par un style à la fois luxuriant et sobre. Mais pour être objectif, je n'oublie pas non plus que ce sont les prix d'années précédentes qui m'avaient révélé Laurent Gaudé ou Philippe Claudel...
Question de goût. Le fond passe par le style, et la perception du style est très intime. Mais qu’il nous soit permis à tous d’oser commettre des crimes de lèse-majesté en délaissant des auteurs adulés par l’élite intellectuelle, au profit de plaisirs plus personnels : celui de lire doit être avant tout un accord parfait avec ses propres émotions, et nous avons le devoir de rester des iconoclastes.
Bien entendu mes humeurs, bonnes ou mauvaises, n’engagent que moi, et pour paraphraser un génie d’un autre siècle, le plus important est de se battre pour permettre à ceux qui ne sont pas du même avis de s’exprimer. Tout le monde y a droit, et même Marie NDiaye.
 Jean-Claude T. Décembre 2010


A propos de Millenium

puce b Bon, voilà, comme tout le monde, j'ai lu Millenium. Le premier ; puis le deuxième. Ouf, 1700 pages ! Je crois que je vais faire l'impasse sur le troisième et passer à autre chose. Ces pavés ne sont pas à mon sens le chef d'oeuvre de la littérature policière annoncé. C'est long, extrêmement descriptif et détaillé, au point qu'on finit par s'y perdre. C'est moyennement écrit (passages redondants), mais on a envie de connaître la suite ! Et tout est beaucoup trop invraisemblable pour ne pas être classé dans la rubrique "BD sans dessins". Mais c'est surtout à classer dans la rubrique "réussite commerciale" d'Actes Sud. Jean-Claude T.

puce b  Tes appréciations sur Millenium sont tout à fait justifiées. Pour ma part j'avais imputé une grosse part de responsabilité à la traduction qui me semblait mal faite, mais les tares étaient peut-être déjà dans le texte original. Qu'en penses-tu? D'un autre côté il faut reconnaître que c'est assez captivant malgré les défauts.  Jacques S.

puce b Sur Millenium, je n'ai pas réussi à aller plus loin que le premier tome:  aucun intérêt si ce n'est un peu de suspense, c'est plat, très "matérialiste", pas très bien écrit, je ne comprends absolument pas le succès de ce bouquin...Dans le genre policier, je préfère nettement Fred Vargas, en particulier " Sous les vents de Neptune" et "Dans les bois éternels". Les caractères sont bien trempés, il y a de l' humour, de la poésie, de la tendresse pour les personnages... c'est simple, je suis tombée amoureuse du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg. Par contre j'ai été déçue par le dernier paru : "Un lieu incertain". Isabelle J.

puce b  Je viens prendre la défense de Millenium car même si ce n’est pas de la grande littérature c’est un roman de vacances qui m’a tenu en haleine pendant quelques jours avec beaucoup de plaisir (surtout le tomes 2 et 3 qui se suivent vraiment). Je suis tombée « amoureuse » de Michael Blomkvist et d’une certaine manière de Lisbeth Salander que j’ai trouvée attachante. Anne T.